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My Dutch Experience

Le retour à la réalité

Hi mes puces ! What’s up ? Cette semaine n’était pas folichonne avec ce temps, on est censé être en été mais où est le soleil et la chaleur ? Je vous écris cet article de mon canapé, sous un plaid. Vous vous rendez compte, un plaid au mois de Juillet, on aura tout vu… Je vous avoue que j’ai mis du temps à me mettre à écrire cet article puisque cela veut dire officiellement que mon expérience néerlandaise est finie. Anyway, aujourd’hui je vous retrouve pour faire un petit point sur mon retour, le retour en France, le retour dans ma famille, le retour à la réalité. On va parler de mon feeling, de mes émotions en montagne Russe et de la page Erasmus qui se tourne après 5 mois d’une expérience amazing. Here we go !

Jeudi 25 juin je quittais les pays-bas, quelques jours avant je disais au revoir à mes copains après avoir passé plusieurs mois en leur compagnie. Le mardi, j’en ai profité pour voir du pays, je m’étais rendu à Rotterdam avec deux copines afin de passer une bonne journée avant mon départ. Mon feeling est super bizarre, j’ai l’impression que c’était hier mais à la fois que c’était il y a super longtemps, c’est un peu mon mood quotidien du moment. Je crois que je suis perdu dans le temps, les jours s’enchainent et moi je suis là au milieu de tout ça. Le jour qui suivait, mercredi 24 juin, je préparais mes bagages, j’étais nostalgique, tout mes souvenirs revenaient dans ma tête, je me remémorais mes moments passés dans ma chambre, les moments passés avec mes nouveaux copains, mes moments de joie, mes moments de doute… une grande vague d’émotions était là. Mon téléphone en sourdine afin de passer la journée avec moi-même, mes bagages se remplissaient et un travail de tetris commençait. Sachant que je suis parti à bloc en Février, il fallait en plus que je cale dans ma valise, les souvenirs pour ma famille, les tas de fringues que j’ai acheté ici, mais aussi, que je fasse rentrer toutes mes affaires d’hiver puisque quand je suis parti il faisait 5°. J’avais mes gros manteaux d’hiver et je ne pouvais pas prendre le train en pleine canicule avec ma doudoune sur le dos.

J’ai du redoubler d’ingéniosité pour tout faire rentrer, mais j’y suis arrivé, j’étais chargé comme une mule, mais tout est rentré, enfin, presque… j’ai seulement dû laisser une serviette, mes draps et un peu de nourriture, rien d’extraordinaire. Le principal pour moi c’était que tous mes bébés (vêtements et chaussures) rentrent avec moi. Chaque espace de mon sac à dos, de ma valise, de mon sac de voyage était utilisé. J’ai seulement dû rajouter un autre sac pour tout prendre avec moi. Mais surtout, un grand merci aux sacs « aspirations d’air » qui m’ont permis de faire rentrer un maximum de vêtements dans un minimum de place. Si je peux vous conseiller quelque chose, investissez dans 1 ou 2 sacs comme ça de la taille de votre valise pour gagner des centimètres. Mais ne faites pas comme moi, ne les charger pas à fond sinon il sera compliqué de faire renter les deux dans votre valise.

Après avoir tout préparé mercredi, j’étais prêt physiquement pour partir le lendemain, jeudi 25 juin. Mes valises étaient bouclées, prêtes à partir, contrairement à moi, qui ne l’était pas psychologiquement. Je crois même que aujourd’hui, je n’arrive pas encore à imaginer que je suis rentré ici pour de bon ; que la page des pays-bas est tournée et que je ne retrouverai plus cette petite chambre dans cette grande maison. Me voilà jeudi matin, un jeudi caniculaire, avec mes affaires plus lourdes que moi en direction du bus pour me rendre à la gare. Je dis au revoir à ma maison, à mes commerces de proximité, je monte dans le bus et j’arrive à la gare de Eindhoven. J’observe ce qui m’entoure, je mémorise ces dernières images, cette grande gare remplie de personnes souriantes, ces grands buildings qui l’entoure habitant les plus grandes entreprises de la ville. Je fume ma dernière cigarette sous le porche, je mets mon masque et je vais en direction du quai. To be honest, j’ai hésité à monter dans le train, mais comme on dit, « toutes les bonnes choses ont une fin, il faut partir pour mieux revenir ». Ma musique dans les oreilles, comme à mon habitude, je monte à bord du train avec tous mes packages, je prends place, seul et pour jouer encore plus la drama queen, je mets des musiques… quelques musiques découvertes ici. Je pars pour 7h de voyage avec comme émotion, la nostalgie, l’excitation, la peur et l’enthousiasme en direction de la France. Premier train, j’arrive à Breda, je retrouve la premiere gare Néerlandaise que j’ai découvert en Février. Je me souviens encore de ce moment, j’attendais dans le froid, en claquant des dents avec mes lunettes de soleil et ma gueule de bois. Cette fois-ci, je suis en tee-shirt, toujours les lunettes de soleil sur le visage mais sans la gueule de bois…plutôt le regard dans le vide, perdu dans mes pensées.

Je prends mon second train direction Brussels, la voix de la gare parle 3 langues différentes (Anglais, Dutch et Français). Et là, le choc se fait ressentir, autour de moi, tout le monde parle français. Je m’approche d’un contrôleur pour lui demander mon wagon, je commence à parler Anglais et je me rends vite fait compte que je n’en ai plus besoin et que ma langue maternelle est revenue dans mon quotidien. J’ai eu un peu de mal au début à parler aux gens autour de moi en Français, j’étais encore resté à Eindhoven je crois. J’ai eu la chance de tomber sur des personnes super sympa en Belgique et il me tarde d’aller visiter ce pays . Tout le monde est souriant et agréable, c’est un petit pays-bas mais où l’on parle Français.

Je suis dans le Thalys entouré d’hommes d’affaires. À côté de moi, un monsieur très gentil, qui je pense était écrivain ou quelque chose comme ça. Curieux comme je suis, je jette un petit coup d’oeil sur son travail et je m’endors. Me voilà arrivé à Paris, et là, une toute autre ambiance, le gens courent, ils te poussent, ils font la gueule et n’ont pas le temps. J’ai eu la chance de trouver un chauffeur très agréable qui m’a changé les idées entre mon changement à la Gare du Nord en direction d’Austerlitz. Il m’a fait la discussion, on a rigolé et je me suis dit « Matthieu, tu es mauvaise langue, tous les Français ne sont pas désagréables … », jusqu’au moment où j’arrive à la gare… Je me fais accoster 3/ 4 fois pour de l’argent, ça faisait un moment que ça ne m’était pas arrivé, aux pays-bas, je n’ai pas été face à un moment comme ça. Je me suis dit « Welcome to Paris » ! Mon premier reflex a été d’aller acheter un pain au chocolat avant de monter dans mon dernier train. J’ai galèré pour monter mes valises dans le train, une queue s’est formée derrière moi, les gens impatients soufflaient, personnes ne bougeaient le petit le doigt pour m’aider. Ce moment là m’a fait dire : je suis bien France . Je pense qu’aux pays-bas, au moins une personne m’aurait proposé son aide et n’aurait pas soufflé car je mettais trop de temps pour monter dans le train. Une fois à bord, installé dans mon siège, j’étais à quelques kilomètres de chez moi. La voix du train annonce l’approche imminente de Blois, le train rentre en gare et j’aperçois au loin ma mounette sur le quai. Elle qui m’attendait avec impatience, je descendais tout mon barda et je m’empressais de la retrouver. On s’était imaginé ce moment depuis des semaines, moi le sourire au lèvre, ma maman les yeux remplis d’étoiles . On se serre dans les bras, débriefs rapidement en direction de la voiture . Je lui raconte mon voyage, elle m’update sur les dernières nouvelles et me voilà arrivé chez moi. Je me rendais encore pas bien compte que j’étais rentré. Le matin j’étais au pays-bas et maintenant, de retour à la campagne.

Je descends mes affaires, retrouve toute ma petite famille, prends tout le monde dans mes bras . Je vois mon petit frère, j’embrasse ma soeur, je rigole avec mon beau frère et mon beau père et je fais enfin la rencontre de ma petite nièce ! Ça m’a fait bizarre de voir ma grande soeur avec dans les bras, sont petit bébé. Là, je me suis dit « je suis rentré chez moi, le retour à la réalité était imminent ». On a passé la soirée tous ensemble, à rigoler, boire des coups et se remémorer de vieux souvenirs. Je parle rapidement de mon expérience, la soirée se passe et je vais me coucher dans ma chambre. Je retrouve mon Arthur (ma grande peluche alpaga), mais surtout, je retrouve un lit deux places qui ne fait pas de bruit quand je bouge ; le bonheur ! J’ai aussi fait un tour dans mon amoire afin de retrouver et de voir tous mes petits bébés que j’ai laissé durant 5 mois. Le lendemain était chill, on a passé la journée tous ensemble, ça fait du bien retrouver toute sa famille.

Le samedi, grosse journée en perspective et je suis remis dans le grand bain directement. Je vais faire des courses, je retrouve les grands magasins que je n’avais pas aux pays-bas, je passe à la pharmacie pour faire le plein de mes produits chouchous et je passe l’après-midi à faire du montage photo pour l’anniversaire surprise de ma cousine le soir. Je me prépare et me rend à l’anniversaire où je retrouve toute ma famille, mes tantes, mes oncles, mon père, mes cousins et surtout ma maminette. Je prends tout le monde dans mes bras, moment de joie, de larmes aux yeux, de bonheur et une sensation me suis . Je sais pas comment la définir, plusieurs émotions traversent mon esprit et mon corps . Après 2h00 passées en leur compagnie, je prends le train direction Tours pour une soirée de folie, retrouver mes copines. Quelle vie de globetrotteur je mène, à peine arrivé, je repart !

J’arrive à Tours, la boule au ventre, l’excitation dans la tête et moi qui m’empresse de me rendre chez Loulou pour retrouver tout le monde. Je monte les escaliers à grande vitesse, j’arrive à la porte, je l’ouvre et je retrouve mes copines. J’avais l’impression que je les avais quitté hier mais aussi que je les ai quitté il y a 1 ans, vraiment bizarre cette sensation. La soirée se passe, une très bonne soirée d’ailleurs, remplie d’amour, de câlins, de sourires, de souvenirs … Après une nuit blanche au compteur, je reprends le train. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu, je m’endors, je loupe mon arrêt et me voila rendu à Orleans. Sympa le retour, mais bon, avec moi il y a toujours des petites galères comme ça. J’aimerai bien d’ailleurs que le directeur artistique qui filme ma vie en caméra caché trouve d’autres moments pour me faire des coups comme ça.

Après les retrouvailles avec une grande partie de mon entourage, la réalité prend le dessus, les jours passent, les souvenirs dans ma tête aussi, certains s’effacent d’autres refont surface. Chaque chose que j’ai pu acheter au pays-bas me remémore certains souvenirs, les émotions viennent, les larmes aux yeux, la nostalgie de cette merveilleuse expérience est présente. Depuis mon retour, mes émotions sont en montagnes russes, certains jours tout va bien, d’autres moins bien. Des fois, je me reveille avec les larmes aux yeux et d’autres super en forme. Je garde dans la tête toutes les merveilleuses choses que j’ai pu vivre, que j’ai pu découvrir, les merveilleuses personnes que j’ai pu rencontrer mais surtout, tout ce que j’ai pu apprendre et tout ce qui m’a fait évoluer en seulement 5 mois. Je pense que je vais mettre du temps à faire le deuil de la fin de cette expérience mais c’est pour mieux repartir comme dit ma mère.

Mes émotions et mon mood ne sont pas toujours égaux, mais ça va de mieux en mieux. Je retrouve mes petites habitudes, mon entourage, mes amies… Je retiens que j’ai vécu, une expérience de dingue et que je fais parti des privilégiés. J’ai eu une chance de dingue de vivre ça.

Je veux remercier mon université de Clermont de m’avoir donné l’opportunité de vivre ça, merci à ma professeur Cécilia de m’avoir accompagné dans cet échange, merci à l’université Fontys pour cet accueil, merci aux personnes que j’ai rencontré de m’avoir fait vivre de supers moments, merci à ma famille et mes amies de m’avoir soutenue dans ce projet ! Si je peux vous conseiller quelque chose les loulous, partez en Erasmus si vous en avez la possibilité, c’est une Pu**** d’expérience à faire et je souhaite à tout le monde de vivre ça au moins une fois dans sa vie. Je vous laisse ici, sur ces remerciements, moi pendant ce temps, j’ai les larmes aux yeux en écrivant cet article puisqu’il met un point officiel à la fin de mon Erasmus et signe mon retour à la réalité. Prenez soin de vous mes loulous, profitez des beaux jours qui arrivent et je vous dis à la semaine prochaine pour un nouvel article, pleins de bisous !

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