Hello les loulous, comment allez-vous ? Ça fait seulement deux semaines que je vous ai quitté et j’ai l’impression que ça fait une éternité… Anyway, je vous retrouve aujourd’hui pour un nouvel article qui apparaît dans la catégorie « Culture ». Je me suis dit que ça serait cool de mettre en lumière des artisans et des entreprises françaises qui font la réputation de notre beau pays. Et oui, on a de la chance en France, nous avons un patrimoine unique, une culture riche et des artisans qui exercent des savoirs faire justes dingues, beaucoup ont de l’or entre les doigts. Je trouvais l’idée sympa de parler de toutes ces petites mains qui, grâce à elles, nous permettent de garder notre prestige français. Si cette thématique vous intéresse, restez ici, l’article va vous plaire !
La ville de Lyon a été modelée par l’histoire de l’industrie du textile. Revenons quelques temps en hier, nous sommes en 1960 lors de la création de la coopérative Cooptiss. C’est en 1970 que la maison des Canuts voit son apparition dans les quartiers de croix rousse pour mettre en lumière l’histoire de la révolte des canuts mais aussi pour promouvoir la soie de Lyon. Elle retrace le patrimoine scientifique et industriel de la ville. Pourquoi la soie est-elle aussi célèbre à Lyon ? Ce phénomène est renforcé par la médiatisation du « retissage » à l’identique des tissus de la chambre du Roi à Versailles, réalisés par les deux maisons lyonnaises : la manufacture Prelle et la société Tassinari et Chatel. L’ère de l’industrialisation au début du XVIIIème siècle fait de Lyon la ville où la l’industrie de la soie est là plus forte. Les canuts, Maîtres Tisseurs de fils d’or, d’argent et de soie, ont façonné l’identité de Croix-Rousse. L’origine du mot Canut est incertaine : il semblerait que le mot vienne de la canette, la bobine de fil de soie. Vous le savez maintenant, la ville de Lyon et le savoir faire des canuts font de la ville des lumières, the place pour la soie. Intéressant non ?


Catherine Hervé 
Bon, je ne vais pas commencer à épiloguer davantage sur le sujet, je vous ai ouvert la voie, si vous voulez en savoir plus sur le savoir faire de la soie, je vous laisse aller faire vos petites recherches, le sujet est passionnant. Passons à un autre savoir faire : la porcelaine. On prend le train direction Limoge pour retracer l’histoire de la porcelaine et son savoir-faire. Après de nombreuses influences de l’Inde Orientale et en essayant de percer les secrets de fabrication de la porcelaine de chine. C’est en 1768 que le Kaolin (matière première pour la fabrication de la porcelaine dure) fut découvert en France dans les communes de Saint-Yrieix-la-Perche, puis celles de Marcognac, Saint-Paul-la-Roche, La Jonchère-Saint-Maurice. C’est à partir de ce moment que la France devient capable de créer sa propre porcelaine.
Après de nombreux essais à Sèvres et à Limoges, c’est la ville de Sèvres qui fabrique les premiers produits de porcelaine dure en 1765. Et la ville de Limoges parvient à produire sa porcelaine dure à partir de 1771. La toute première manufacture de porcelaine de Limoges est en fait une «Faïencerie Royale» fondée en 1736 par Massié. C’est dans cet établissement travaillant la faïence grâce à un agrément royal que l’on commença les essais de fabrication et de cuisson de la porcelaine de Limoges. Le développement des fabriques de porcelaine se fit à partir de 1773 : Fabrique du Comte d’Artois (1773), La Seynie (1774), Manufacture Royale (1784), Monnerie (1795), Alluaud (1797), Tharaud (1817), La Fabrique de Saint-Brice (1825), Coussac-Bonneval (1825), Pouyat (1832), etc. Les fabriques naissent et meurent, s’achètent, se vendent, se modernisent, déménagent… mais certaines d’entre elles sont toujours en activité aujourd’hui. Par ailleurs, le marché de la porcelaine est en net baisse dû au changement des habitudes de consommation mais ce n’est pas pour autant que ce savoir-faire perd en prestige. Limoge et Sévres restent deux villes iconiques pour ce travail des objets de l’art de la table. Vous retrouverez de nombreux articles sur ce sujet avec des explications détaillées ainsi que tout le procédé de fabrication. Je ne vais pas dans le détail car sinon je vous écrirai un article de 10 000 pages mais surtout, je vous laisse la curiosité d’aller chercher par vous même les informations qui vous intéressent.
Savez-vous que la ville de Romans-sur-Isère est la capitale de la chaussure ? Je l’ai appris quand j’ai commencé mon stage en Janvier lorsque j’arpentais la ville pour me rendre au bureau. Ce sont les chaussures géantes à travers la ville qui m’ont ouvert l’esprit sur ce sujet. Bon allez, je vous emmène avec moi pour savoir le pourquoi du comment, Romans est la ville de la chaussure. Depuis le XV ème siècle, les fabricants de chaussures sont très prisés pour leur qualité, mais aussi pour le dessin, la peausserie jusqu’au produit fini. C’est dans l’ouest de la ville que les tanneurs et mégissiers préparaient les peaux des ovins et des bovins de la région et les tannaient avec des écorces de chênes et de châtaigniers des forêts voisines. Il s’agissait alors d’une production artisanale. Le travail de la chaussure s’appuie sur des savoirs faire ancestraux. Depuis l’ère de l’industrialisation dans la seconde moitié du XIXe siècle après l’arrivée du chemin de fer et la mécanisation permet une production de masse et la possibilité d’exporter des produits fabriqués. De grandes maisons comme les entreprises Fenestrier et Jourdan prennent leur essor à la Belle Époque en exportant à l’étranger, du Japon aux États-Unis. Les périodes de crise alternent cependant avec des périodes de prospérité. En 1921, on compte 6000 actifs dans le cuir sur l’agglomération et en 1964 encore 5000. Cependant, le nombre d’entreprises est passé à 200 au début des années 1950 à 80 en 1964. Les moyennes et grandes entreprises se maintiennent mais pas les petites structures familiales. L’orientation est toujours définie vers une chaussure de luxe et de qualité comme avec l’entreprise Kelian fondée en 1960. Grâce à son histoire et son savoir-faire, Romans a implanté depuis de longues années un centre d’apprentissage devenu lycée des métiers du cuir de la région Rhône-Alpes qui propose des formations en maroquinerie et chaussure. Encore un savoir-faire Français que beaucoup ont oublié, rien à voir avec vos chaussures fabriquées en Chine pour pas cher, nous avons face à nous, un réel savoir-faire et connaissance du cuir et des matériaux propres à la fabrication de la chaussure.



Birkin
Je ne pouvais pas vous écrire cet article sans vous parler de la maison Hermès et son savoir-faire du cuir, ce qui lui vaut aujourd’hui le titre de la maison la plus luxueuse et prestigieuse de France avec ses sacs qui en font rêver plus d’une. Mais la maison Hermès ne s’est pas imposée dans un premier temps par son travail de la maroquinerie ou encore des carrés de soie mais par la sellerie et l’harnachement. Après avoir reçu la médaille de première classe lors de l’exposition universelle de 1867, Thierry Hermès, initiateur de la maison jouit trente ans plus tard d’une notoriété prestigieuse comptant parmi ses clients : rois, présidents du monde entier. La maison se réinvente en 1918, c’est à partir de ce moment que nait la maroquinerie et les bagages Hermès. Avec l’essor de la fabrication automobile, les premières fermetures éclairs font leur apparition sur les sacs en France. C’est à partir de 1929 que les descendants et petit-fils de Thierry Hermès, Adolphe et Emile Maurice, innovent dans tous les domaines tout en cultivant le savoir-faire artisanal de la maison. Ils mêlent confection à la main exigeante, matières nobles et design audacieux inspirés du monde équestre. La maison a créé des best-sellers de la mode contemporaine avec en 1937, le carré de soie Hermès puis le sac Kelly baptisé en hommage à Grace Kelly. Le sac Haut à Courroies s’inspire, comme de nombreuses pièces Hermès, des sacs à selles des cavaliers. Mais son prestige et sa rareté ont été appuyés par les nombreuses célébrités et personnages publics qui ont porté la marque comme la princesse de Monaco, Jackie Kennedy, le duc et la duchesse de Windsor, Humphrey Bogart, Ingrid Bergman ou encore Catherine Deneuve. Ces grands personnages ont fait de Hermès une maison iconique avec un savoir-faire inégalable. Aujourd’hui, de nombreuses personnes « tueraient » pour avoir en sa possession un Birkin, la liste d’attente est longue et périlleuse avant de pouvoir compter dans sa garde robe un sac de la prestigieuse enseigne. De la sellerie, au carré de soie en passant par la maroquinerie, Hermès a su imposer un savoir-faire et une expertise unique, encore un très beau travail de la part de nos artisans Français.
Passons à un tout autre sujet et objet, nous voilà en direction du sud ouest de la France dans le pays des basques. J’ai récemment vu un reportage sur le makhila, bâton basque et tout le savoir-faire artisanal qui en découle, les meilleurs artisans au monde. Ils travaillent à la fois le métal, le bois et le cuir pour créer des objets uniques et d’exceptions. Un savoir-faire et une histoire transmise de génération en génération chez la famille Ainciart. Nous sommes aux alentours de la Révolution, au XVIIIe siècle, lorsque l’on trouve les premières traces de fabricants de makhilas. Le flambeau est transmis de génération en génération pour passer de Ainciart à Ainciart Bergara depuis le mariage de la fille de Jean Ainciart en 1926, date importante. Elle marque le changement de la signature des makhilas fabriqués dans les ateliers. Ils obtiennent le label EPV qui est la marque de reconnaissance du ministère chargé de l’Économie qui distingue des entreprises françaises aux savoirs faire d’excellence. Il est décerné aux entreprises qui doivent savoir réconcilier la tradition et l’innovation, le savoir-faire et la création, le travail et la passion, le patrimoine et l’avenir, le local et l’international. L’atelier Ainciart Bergara reçoit le label EPV en 2012 et il est renouvelé en 2017. Ils obtiennent aussi en septembre 2015, une étoile au Guide Vert Michelin. Ce savoir faire a été reconnu à l’UNESCO et il est inscrit à l’inventaire des Métiers d’Art Rares au titre de la convention pour la conservation du Patrimoine Culturel Immatériel. Le makhila Ainciart Bergara est le seul savoir faire retenu au Pays Basque à ce titre. Leur travail est reconnu à travers le monde entier et la fabrication de pièces uniques et originales les positionnent comme les ateliers par excellence en matière de makhila. Je trouve ça juste dingue d’avoir des artisans qui ont de l’or dans les mains et qui avec 3 matières majeures arrivent à fabriquer des pièces uniques et authentiques.
Pour finir, je vais parler de l’entreprise Stedi qui crée et façonne dans le métal des emportes pièces qui servent à découper les morceaux de cuir pour les maroquineries des plus grandes maisons de luxe Françaises. Elle se trouve près de Romans-sur-Isère, ce fut une découverte récente grâce à mon boss. C’est une industrie qui découpe des matériaux souples pour des artisans ou particuliers. Elle propose des techniques de sciage de métaux et de découpage laser. Un savoir-faire peu commun et qui leur vaut une reconnaissance dans le domaine des textiles. En plus d’être la ville de la chaussure, la ville de Romans-sur-Isère et ses entourages comptent des entreprises tout aussi douées les unes des autres et qui proposent des savoirs faire uniques et inégalables.
Et voilà les loustics, que d’apprentissage non ? Je vous l’ai dit, en France nous avons vraiment de la chance d’avoir une culture et des artisans tout aussi doués les uns que les autres. J’ai encore pas mal de métier et d’artisans à mettre en avant mais ça sera le sujet d’un nouvel article, il arrivera très vite ! Si je continue à vous écrire, je vais en perdre une grande partie donc je garde tout ça sous la main, bien au chaud. Sur toutes ces belles choses, je vous laisse ici, je vous dis à dans deux semaines pour un nouvel article ! En attendant prenez soin de vous, profitez du soleil et de ces longs week-end pour profiter des gens que vous aimez ! Des bisous !









