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À la rencontre de ...

Sur les pas d’un travailleur social !

Hello les loulous, comment allez-vous ? Pour ma part, plutôt nice, j’ai bouclé cette grosse semaine de travail, je me suis reposé samedi, et je reviens en force pour un nouvel article. J’ai changé ma fréquence de publication depuis 1 mois, j’ai décidé de poster un article toutes les deux semaines. Je préfère vous proposer du contenu plus travaillé mais moins fréquemment. Et aussi, me libérer quelques week-ends sans travailler. Anyway, je vous retrouve pour une nouvelle série que j’ai appelé « À la rencontre de… » qui mettra en lumière différents corps de métiers. On l’inaugure avec une première Interview de Sandrine, travailleur social. Ce sujet vous intéresse ? Alors restez sur l’article, on commence maintenant !

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours professionnel ?

Je m’appelle Sandrine, j’ai 45 ans et je suis travailleur social dans d’une association qui aide les personnes en situation de précarité. Je suis dans un service qui accueille des personnes en souffrance psychique, dont les troubles sont stabilisés. J’ai commencé mon parcours professionnel par la coiffure puis avec l’arrivée de mes trois enfants et des horaires de commerce j’ai arrêté.

J’ai eu l’opportunité de travailler dans un tout autre secteur afin de payer mes factures, avec des horaires plus adaptés à ma situation du moment. Rien de bien épanouissant niveau professionnel (du nettoyage industriel) mais un nouveau souffle dans ma vie personnelle. Une reprise de confiance en moi, dans ma vie sociale et une grande remise en question. J’ai compris que ma vie devait prendre un autre chemin, un nouveau départ. 

Après un divorce et une belle rencontre, je me suis reconstruite. À un moment donné, il était temps que je fasse enfin quelque chose que j’aimais, mais quoi ? Tout ce que je savais, c’est que je voulais aider les autres. J’ai quitté mon emploi et je suis allée à la recherche d’un nouveau métier. Sur ma route, j’ai croisé de belles personnes m’ont donné ma chance comme Claude et Elise, ils ont été d’un réel soutien. Ils m’ont partagé leurs expériences et leurs connaissances. Voilà, j’ai trouvé ce que je voulais faire, entrer dans le social ! 

J’ai commencé par accompagner des hommes en situation de précarité et désocialisés. Ensuite, j’ai changé de pôle pour accompagner des femmes victimes de violences et je suis retourné vers la précarité. Depuis 4 ans, je travaille avec des personnes en souffrance psychique.

Quel est-on rôle au sein de la structure ?

Aujourd’hui, je suis travailleur social à temps plein au sein d’une résidence accueil où je m’occupe avec mon collègue Paulo de 10 personnes majeures, hommes ou femmes stabilisées avec un suivi médical et psychologique, autonomes et avec un minimum de ressources. J’ai de la chance d’avoir mon collègue. Il a une bonne analyse et nous sommes complémentaires. C’est une personne de ressources, que j’apprécie beaucoup. 

Notre rôle est d’organiser la vie de la maison, de travailler sur le quotidien, d’aider et d’accompagner les résidents (organiser des plannings pour les tâches ménagères, préparer des menus, aider à la cuisine…) en fonction des difficultés et des besoins de chacun. C’est aussi un accompagnement dans les démarches administratives, dans la gestion du budget, au soin et nous assurons la coordination avec les partenaires médicaux et sociaux.

On est aussi là pour l’écoute, le soutien, les petits moments plaisirs avec des sorties, bon, en ce moment avec ce contexte sanitaire c’est compliqué et ça me prend la tête ! On partage aussi un repas, un fou rire ou même d’un café… Je pourrai parler de mon métier pendant des heures ….

Quel est ton point de vue sur ton métier ? Les points positifs et négatifs ?

J’aime ce que je fais, j’ai une super équipe, j’aime partager et être utile aux autres. J’aime quand tout est fait et carré mais aussi apprendre, échanger, découvrir, rencontrer l’autre, aider, éduquer, écouter, soutenir… J’aime aussi simplement voir un sourire et entendre rire les gens…

Ce qui est difficile dans ce travail, c’est la solitude : chacun de mes collègues travaille sur des sites différents et mon binôme n’est là qu’à mi-temps. C’est aussi cette fatigue psychologique, cette usure professionnelle, parfois cette impuissance face aux situations.

Quelles sont les différents profils psychologiques de tes résidents ?

Nos résidents peuvent être dépressifs, angoissés, schizophrènes avec des syndromes persécutifs, des hallucinations auditives et visuelles, des délires, des souffrances psychiques et psychologiques….

Comment pourrais-tu définir la schizophrénie ? 

C’est une maladie psychique, un trouble mental, qui provoque un manque de discernement de la réalité avec des délires et des hallucinations, des propos incohérents. La personne entend des voix et perçoit des objets ou personnes en réalité absents….

Elles peuvent dire qu’elles ont l’impression d’être contrôlées et de ne plus être maitresses de leurs pensées, qu’on les empêche même de penser. Elles sont angoissées du monde qui les entoure et parfois même persécutées.

C’est très souvent difficile de suivre une conversation, ça peut partir dans tous les sens et être vraiment hors de la réalité. Parfois, ça peut même faire flipper. C’est difficile à gérer surtout dans un collectif avec des personnes ayant des pathologies différentes. La difficulté aussi est de travailler avec le monde médical et le manque de professionnels sur le territoire, le désert médical comme partout malheureusement.

Que peux-tu nous dire de plus sur la maladie ? 

Je ne suis pas du domaine médical, mais du social alors tout ce que je sais, c’est qu’en général la schizophrénie débute entre 15 et 30 ans, que ses origines sont multiples, génétiques, environnementales, qu’elle est plus courante chez les hommes. J’ai pu lire aussi que l’espérance de vie est de 12 à 15 ans de moins qu’en moyenne (cause : suicide ou risques problèmes de santé liés à la pathologie ou traitements). Je peux aussi dire qu’en plus du traitement neuroleptique avec des antipsychotiques il doit être accompagné d’une psychothérapeute et que parfois une hospitalisation sans consentement peut être nécessaire.

La consommation d’alcool aggrave les symptômes de la maladie. La consommation de drogues, de cannabis est un facteur prédisposant à la schizophrénie. Les effets hallucinogènes des drogues peuvent agir comme des éléments déclencheurs ou bien de rechute chez les personnes prédisposées à la schizophrénie. La consommation de cannabis est associée à de nombreuses pathologies mentales comme l’anxiété, la dépression, les troubles psychotiques dont la schizophrénie ; le risque est 5 fois plus élevé lorsqu’on en consomme.

Bon je crois que je vais m’arrêter là ! Surtout, faites attention à vous !

Et voilà les loustics, j’espère que cet article vous a plu ! Qu’en avez-vous pensé ? Intéressant ? Nous avons des corps de métier tellement différents que je trouvais ça sympa de s’accorder des petits temps pour aller à la rencontre de nouveaux métiers. Je vous laisse ici et je vous retrouve très vite pour un nouvel article !

2 replies on “Sur les pas d’un travailleur social !”

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