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Entre nous

Et si on sortait du placard ?

Hi mes puces, vous allez bien ? Pour ma part, j’ai passé un petit week-end à Aix-les-Bains avec les copines, c’était fort sympathique. Demain, nous entamons une nouvelle semaine, on est quand même bien en week-end. Bon, trêve de bavardage, on est dimanche, nous ne sommes pas venus pour parler de week-end, c’est le COVID, on n’oublie pas ! Anyway, on se retrouve pour un sujet plus sérieux, je continue sur ma lancée de « Et si on sort du placard » avec Pauline qui a inauguré le premier épisode. J’ai décidé de modifier toute ma DA et de créer des catégories. Ma saison, « Et si on sortait du placard » sera baptisée « Entre nous », j’espère que le titre vous plaira. J’essaie petit à petit de vous proposer des visuels plus cohérents et travaillés.

Pour cet article, j’ai interviewé une proche, Nathalie. Elle nous livre son expérience « coming-out ». À ATM, on prend en compte une société, et ce que j’ai décidé de faire aujourd’hui, mettre en lumière des expériences diversifiées et uniques afin que chacun puisse s’y retrouver. Aller, c’est parti, les hypersensibles, sortez les mouchoirs.

« Je m’appelle Nathalie, j’ai 52 ans. Aujourd’hui, je suis pacsée et homosexuelle. J’ai vécu 30 ans de ma vie avec un homme avec qui j’ai eu 3 enfants. Voilà 5 ans, j’ai rencontré une amie avec qui on a lié une vraie amitié, sincère, forte. Nos deux couples respectifs s’entendaient bien. Le temps passe, les moments et les souvenirs se créent, notre amitié s’est transformée en amour. On était attirées l’une envers l’autre mais comment se l’avouer. Une de nous deux à dû se lancer.

J’avais peur, ce n’est pas moi qui ai pris les devants mais ma compagne. À partir de ce moment, plus rien ni personne n’a pu nous séparer. Elle a essayé de retourner avec son mari mais le soir même elle est revenue vers moi. Depuis ça, on ne s’est plus jamais quittées. Sincèrement, nous avons pensé à nous et notre amour, on était prête l’une et l’autre à assumer, aller de l’avant et faire abstraction du regard des gens. J’ai vécu mon coming-out à deux. On s’est dit, on est toutes les deux et ce qui compte, homme ou pas, deux femmes ou pas, ce qu’on voulait, c’était s’aimer.

Petite anecdote, dans le cercle professionnel, puisqu’on travaillait toutes les deux dans la même enseigne, c’est lors d’un voyage d’entreprise que les gens l’on apprit. Ils ont tous été surpris mais très respectueux envers nous deux.

Concernant ma famille, ça a été plus compliqué. De mon côté, le fait de partir, quitter mon ex mari n’était pas le problème mais partir pour une femme et surtout mon ancienne meilleure amie, là, c’était plus dérangeant. Au départ, je ne savais pas comment le dire à mes proches, une personne l’a d’abord su, peu surprise quand je lui ai dit. Quand j’ai officialisé mon coming-out, le reste de mes proches l’ont été, notamment pour mon amie qu’ils connaissaient depuis quelque temps.

Moi, j’étais mieux, même si je travaillais beaucoup pour m’en sortir financièrement, j’étais heureuse. Depuis maintenant 3 ans, j’ai découvert l’amour, la sérénité, je n’ai plus de stress alors que j’étais de nature anxieuse. Je me sens vidée, libre, mon « énervement » est parti, mes angoisses aussi. J’ai recommencé de zéro, j’ai changé de boulot, j’ai fait construire, je vois de plus en plus mes proches. Tout s’est fait naturellement, petit à petit, j’ai repris contact avec des personnes de mon entourage pour qui cette relation était problématique. Elles ont compris que j’étais heureuse, que cette femme me rendait heureuse.

Plus on avance dans notre relation, plus on remarque que notre « nous » ne choque pas, ne dérange pas, les gens nous apprécient pour ce qu’on est et pas pour le « avec qui on est ». Maintenant, c’est ancré, on est « les filles » renommé par nos collègues, à notre camping, nos amis. Je suis bien dans ma peau, je vis sans avoir de reproches ou d’interdictions. J’ai retrouvé de vraies relations avec mes enfants, ma famille, mes amis, je me fais de nouveaux amis, je m’ouvre et je vis.

Quand tu aimes, l’amour t’apporte bonheur, joie, tranquillité et il peut te donner la force de tout surmonter. L’amour, voyez le comme une liberté, vous ne pensez à rien d’autre, il vous fait vibrer. Pour moi, l’amour c’est le bien-être avant tout, ce n’est pas se demander ce que les autres vont penser. Vivre avec un homme ou vivre avec une femme, on s’en fiche tant qu’il y a de l’amour, peu importe si on vous montre du doigt, tant que votre cœur bat pour une personne, foncez ! Cette histoire mérite d’être vécue.

Aujourd’hui, je n’ai pas peur de dire que je suis avec une femme car je suis bien. Être homosexuel n’est pas une maladie, un virus. C’est comme être hétérosexuel, on vit la même relation, on est pareil. Petit feedback d’expérience, l’amour, c’est l’amour, ça ne sert à rien de cacher ses sentiments et de souffrir. Retenez qu’on vit pour soi, pour être heureux et non pas pour les autres, surtout ceux qui ne comprennent rien. »

Et voilà les loustics, l’interview vous a plu ? N’hésitez pas à me faire part de vos pensées. Je souhaite remercier ma tante pour m’avoir donné accès à sa parole et m’a permis de retranscrire son expérience. Si vous aussi, le concept « entre nous » vous plaît et que vous avez envie de partager votre expérience, contactez moi sur Instagram. Je vous dis à la semaine prochaine, prenez soin de vous, bisous !

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